Comment changer de syndic de copropriété dans votre nouvelle résidence ?

4 juin 2021

Votre syndic accompagne-t-il au mieux votre copropriété ? Découvrez nos conseils pour trouver le bon ! 

Si vous emménagez en copropriété, votre premier réflexe doit être de vous informer sur le syndic en place et de vous assurer d’une bonne gestion de l’immeuble. Ce n’est pas le cas ? Pas de panique, il est possible de changer de syndic lors de l’assemblée générale. Découvrez trois questions que vous devez vous poser lors de votre emménagement en copropriété.

Quel est le rôle d’un syndic de copropriété en immeuble ?

Pour comprendre le rôle du syndic dans un immeuble, il est important de comprendre le fonctionnement d’une copropriété. La loi du 10 juillet 1965 définit une copropriété comme un immeuble dont la propriété est répartie entre tous les copropriétaires. En effet, chaque copropriétaire possède une partie privative, un logement par exemple, et une quote part des parties communes. Celle-ci permet de calculer les clés de répartition des charges de copropriété mais également le nombre de voix de chaque copropriétaire lors des assemblées générales. 

En effet, en tant que copropriétaire, vous ferez automatiquement partie de l’organe décisionnel de la copropriété : le syndicat des copropriétaires. Celui-ci se réunit une fois par an pour voter des résolutions concernant l’immeuble.

C’est alors au syndic de copropriété, l’organe exécutif, de faire appliquer ces décisions. Parmi les missions du syndic de copropriété, on trouve :

  • L’organisation des assemblées générales une fois par an ;
  • L’envoi des appels de fonds et la collecte des charges de copropriété ;
  • L’entretien des parties communes de l’immeuble ;
  • L’application du règlement de copropriété ;
  • La gestion du personnel de l’immeuble et des prestataires ;
  • etc.

Bon à savoir : Dans le cas où le syndic ne respecte pas ses obligations, on parle alors de faute du syndic. Vous pouvez alors obtenir la révocation du syndic lors d’une assemblée générale.

Quelle est la gestion du syndic en place ? 

S’assurer de l’efficacité de la gestion du syndic en place est primordial. Une mauvaise gestion peut entraîner une dégradation de l’immeuble et une hausse de charges de copropriété. Pour l’éviter, nous vous invitons à suivre ces trois conseils : 

Conseil n°1 : Assurez-vous du juste montant des appels des fonds

Le budget prévisionnel est établi par le syndic de copropriété. Il se charge ensuite de récolter les charges de copropriété grâce à l’envoi d’appels de fonds.

Il est donc nécessaire de vérifier que le montant des appels de fonds est juste. Pour cela, nous vous conseillons de surveiller les devis des prestataires.

En effet, c’est le syndic de copropriété qui se charge d’établir des devis auprès des différents fournisseurs avant de les proposer aux copropriétaires lors de l’assemblée générale. Cependant, les factures peuvent être au-dessus du prix du marché. Un syndic est censé trouver le meilleur rapport qualité prix pour tous les contrats de la copropriété et renégocier les contrats à la date d’anniversaire de ceux-ci.

N’hésitez pas à demander à mettre en concurrence les prestataires de l’immeuble pour obtenir une baisse des charges ! 

Bon à savoir : Consultez également le règlement de copropriété pour connaître les clés de répartition des charges. Cela vous permet de vérifier que la répartition des charges entre les copropriétaires correspond bien à la quote-part de chacun.

Conseil n°2 : Vérifiez que les frais du syndic soient justifiés

Le syndic professionnel est la forme la plus répandue dans les immeubles. Les copropriétés font appel à une personne extérieure qui s’occupe de la gestion de l’immeuble en échange d’honoraires. Cependant, ces syndics n’hésitent pas à facturer des frais supplémentaires. Un exemple courant est la facturation supplémentaire pour l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire ou la production de certains documents. 

Ces frais supplémentaires alourdissent les charges de copropriété et peuvent entraîner des impayés dans l’immeuble ! Un syndic qui coûte trop cher à la copropriété, même avec une bonne gestion, peut s’avérer n’être pas le bon choix de syndic.

Il existe un autre modèle, basé sur l’autogestion. En syndic coopératif, le conseil syndical gère l’immeuble sans intermédiaire. Ce modèle a l’avantage d’être totalement gratuit ce qui permet de réduire le montant des charges de manière significative. De plus, l’autogestion est un modèle qui permet plus de transparence et de convivialité dans l’immeuble. 

Conseil n°3  : Vérifiez la bonne tenue de l’immeuble

L’entretien de l’immeuble est l’une des missions les plus importantes du syndic de copropriété. Il est donc responsable du suivi des travaux, de la gestion des fournisseurs, de la maintenance des équipements collectifs, etc. 

Des équipements souvent en panne, des espaces verts abandonnés ou des murs lézardés sont le signe que le syndic n’effectue pas les travaux d’entretien et de maintenance. Pour vérifier cela, consultez le carnet d’entretien qui répertorie tous les travaux effectués dans la copropriété ou échangez avec les autres copropriétaires sur la réactivité du syndic.

Bon à savoir : Renseignez-vous également sur le montant des dettes fournisseurs. En effet, la dégradation des parties communes peut être la conséquence de la suspension des contrats de la copropriété. Cela arrive lorsque les factures des prestataires ne sont pas payées par le syndic et que les dettes de la copropriété s’accumulent.

Quelles sont les démarches pour changer de syndic ?

Après avoir mené vos différentes recherches, vous réalisez que le syndic en place n’a pas une gestion efficace de votre immeuble ? Vous pouvez réagir. En effet, il est possible de changer de syndic de copropriété lors d’une assemblée générale.

Etape n°1 : Établissez plusieurs devis 

Contactez différents gestionnaires et faites établir des devis. Vous pouvez décider de rester en syndic professionnel. Dans ce cas, nous vous conseillons de consulter les avis Google qui sont de bons indicateurs de l’efficacité d’un syndic.

Vous pouvez également vous rapprocher d’autres copropriétaires pour étudier la possibilité de choisir le modèle du syndic coopératif. Cette option inquiète souvent. Or, il existe des solutions qui accompagnent les copropriétés qui font le choix de l’autogestion. Pour plus de renseignements, consultez les avis sur Matera, une de ces plateformes.

Etape n°2 : Contactez votre syndic actuel

Ajoutez le changement de syndic à l’ordre du jour de votre prochaine assemblée générale. Pour cela, rien de plus simple. Effectuez la demande auprès de votre syndic actuel par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception.

Bon à savoir : Le syndic de copropriété n’a pas le droit de refuser votre demande.



Etape n°3 : L’élection du nouveau syndic 

La majorité absolue de l’article 25 de la loi de 1965 est nécessaire pour l’élection d’un nouveau syndic. Celui-ci prendra ses fonctions dès la fin de l’assemblée générale.